La Préfecture attendait cette réunion avec impatience et le dispositif policier était impressionnant. Le débat public avait lieu au château, et la seule entrée laissée ouverte était filtrée par une rangée de vigiles obéissant aux RG juste derrière qui désigne ceux qui ne veulent pas laisser entrer. Encore derrière, la brigade d’intervention est sur le qui-vive. A l’intérieur, des gardes mobiles sont déployés.
La justification du fait qu’une quarantaine de personnes ne puissent entrer est des plus comiques : un coup c’est que la salle de 250 places est complète (alors qu’il y avait 80 personnes à l’intérieur), ou que la commission essaie de mettre en place une représentativité de la population selon les catégories sociales et que du coup nous ne correspondons pas au profil (sans que l’on nous demande de quelle "catégorie sociale" nous sommes d’ailleurs, voire en interdisant l’accès aux estampillés "étudiants" tout en en laissant passer d’autres au même moment), ou encore que l’entrée est réservée à ceux qui ont un carton d’invitation (une sorte de "démocratie sélective" quoi).
A l’intérieur, il faut signer un papier, une sorte de charte de bonne conduite. Un opposant qui a réussi à entrer prend la parole pour dénoncer cette farce et se fait rapidement éjecter dehors.
Tracts et compte-rendus de leur presse sur : http://www.anartoka.com/subversite/...